Dans cette sélection, nous abordons notamment les délais d'instruction, les réserves de l'employeur, la présomption d'imputabilité, le secret médical ou la faute inexcusable de l'employeur.
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Contexte |
Solution |
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AT : exemple |
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la cour d'appel avait estimé que la salariée « n'avait pas été victime d'un accident du travail mais avait été placée en arrêt maladie en raison de sa fragilité psychologique dont l'origine était à rechercher dans ses difficultés à mettre en place des primes versées aux salariés et dans son incapacité à gérer un conflit social » .
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Reconnaissance d'une MP : délai d'instruction |
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AT durant le congé individuel de formation |
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Quel est l'employeur du salarié victime d'un accident du travail au cours du stage réalisé dans le cadre d'un congé individuel de formation ? Son employeur ou le centre de formation ? |
le CIF a été remplacé depuis le 1er janvier 2019 par le projet de transition professionnelle (PTP). Même si ces 2 dispositifs ne sont pas similaires, il semble plus prudent pour l'employeur d'appliquer la solution retenue dans cet arrêt au PTP. |
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Secret médical |
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Présomption d'imputabilité |
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elle s'appuie sur le rapport prudent de l'expert qui établit que le salarié présentait une fragilité de la paroi aortique et retient que rien dans l'activité professionnelle du salarié peut justifier la déchirure de l'aorte. Mais également sur celui du médecin consultant de l'employeur qui évoque une malformation de naissance, des antécédents médicaux tels que l'hypertension artérielle ou l'athérosclérose ou encore un traumatisme ancien.
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la cour d'appel avait retenu qu'aucun événement traumatique n'était apparu de façon soudaine susceptible de caractériser un fait accidentel, la douleur dont faisait état la victime étant récurrente depuis 18 ans qu'il exerce ce métier, le certificat médical initial n'ayant constaté qu'une lombalgie, sans décrire que la lésion puisse être à l'origine de la douleur et, enfin, s'agissant d'une douleur ancienne et récurrente, elle ne pouvait en soi constituer un événement précis ayant entraîné l'apparition soudaine d'une lésion. |
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Réserves de l'employeur |
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Faute inexcusable : mesures nécessaires |
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dans cette affaire, la cour d'appel avait établi que l'employeur avait conscience du danger et n'avait pas mis en place de procédure spécifique pour pallier l'éventuelle carence du prestataire extérieur chargé d'évacuer les bennes de déchets. Mais elle retenait qu'il avait mis en œuvre des mesures nécessaires pour préserver la victime de ce danger dès lors que cette dernière a reçu des consignes qu'elle n'a pas respectées (elle avait procédé seule à un transfert manuel de déchets). |
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Déficit fonctionnel permanent |
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