Actualité
2 min de lecture
19 juin 2023
La revalorisation légale en fonction de l'inflation conduit à porter la limite d'exonération pour 2023 de 6,50 € à 6,91 €.
La limite d’exonération de la part patronale des titres-restaurant est fixée à 6,91 € pour 2023
©Gettyimages

L’article 4 de la loi de finances pour 2023 a relevé à 6,50 € la limite d’exonération de cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu de la part patronale au financement des titres-restaurant.

Ce relèvement, combiné à la revalorisation prévue à l’article 81, 19o du CGI en fonction de la hausse des prix à la consommation hors tabac entre le 1er octobre 2021 et le 1er octobre 2022, conduit à fixer la limite d’exonération à 6,91 € pour les titres émis en 2023. C’est ce qui résulte de l’article 1er du décret de codification 2023-422 du 31 mai 2023, complété par une mise à jour Bofip du 8 juin 2023 (BOI-BAREME-000035).

On rappelle que, pour être exonérée de cotisations et d’impôt sur le revenu, la contribution patronale au financement des titres-restaurant doit être comprise entre 50 % et 60 % de la valeur du titre. Ainsi la valeur du titre-restaurant ouvrant droit à l’exonération maximale en 2023 est comprise entre 11,52 € et 13,82 €.

A noter :

Le montant de 6,50 € s’est quant à lui appliqué aux titres émis en 2022, conformément aux règles d’entrée en vigueur des textes relatifs à l’impôt sur le revenu, et non à ceux attribués en 2023 comme nous l’avions indiqué dans nos premiers commentaires ainsi que l’administration dans une mise à jour du BOSS du 16 mars 2023 (BOSS-AN-130). D'ailleurs, les Urssaf n'ont pas à ce jour pris acte de la revalorisation pour les titres émis en 2023.

S’agissant toutefois de titres déjà émis, ce relèvement ne devrait pas, en pratique, trouver à s’appliquer. Il devrait en aller de même pour les titres émis début 2023.

Documents et liens associés

Décret 2023-422 du 31-5-2023 ; BOI-BAREME-000035 du 8-6-2023 

Changements importants sur l’acquisition des congés payés en cas de maladie ou d'accident

Une véritable révolution jurisprudentielle : tout arrêt de travail pour maladie ou accident ouvre droit à congés, la prescription ne court pas si l’employeur est défaillant et les congés non pris avant un congé parental sont conservés. Modification du régime des congés payés : découvrez gratuitement l’analyse de notre rédaction dans Navis Social.

Aller plus loin
actuEL RH - Le journal en ligne dédié à votre métier
Chaque matin, en 5 minutes, faites le point sur l’actualité sociale, juridique et managériale qui impacte les ressources humaines.
à partir de 75.83€ HT/mois

actuEL RH - Le journal en ligne dédié à votre métier